Je suis celle là, celle qui peut cracher à la figure tout en sachant aimer démesurément. Je ne suis faite que de blanc et de noir, plus de couleurs, et ca fait mal, le tout ou le rien. Alors oui j'ai besoin d'être aimée plus que d'aimer. Après tout c'est eux qui détiennent mon bonheur, mon sourire leur appartient. J'aime par dessus tout me perdre parmi tant d'émotion, j'aime ces papiers froissés, ces coeurs dessinés au creux de la main, ces regards éguisés qui ne veulent rien dire et disent tout à la fois, ces mains dans le dos qui ne trahissent jamais. Car c'est là que les mots sont sincères. J'y repense comme à l'incertitude, comme cette boule au ventre de ne pas avoir encore tourné la page sur un bonheur particulier déchu, mon ancienne sorte de bonheur. J'ai mis fin au doute face à l'euphorie m'envahissant dans un moment de plénitude. Un moment d'ivresse à m'en faire tourner la tête. Ne pas savoir où on va mais y aller quand même. Des fois la douleur a une telle place dans votre coeur que vous vous attendez à ce qu'elle soit toujours là. Mais tous ces toujours, ca joue des tours, et rassurée, vous vous rendez compte que vous êtes heureuse, trop tard bien sur. Alors on tombe de haut, à trop s'attacher comme à chaque foi. Ok, l'attachement c'est pathétique. J'ai bu tes paroles. Plus qu'à les recracher.